Foundations Revealed Dress Diary 2018 partie 3: Moulage du patron

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Une fois mon croquis terminé et accroché au mur de mon atelier, j’ai pu commencer mon étape favorite: le moulage de mon patron. Comme souvent, j’ai préféré créer entièrement mon patron, et ce choix s’imposait d’autant plus par la complexité des lignes et des formes que je recherchais.

J’ai donc saisi mon bolduc et entamé mon “dessin en 3D”.
(PS: veuillez d’avance m’excuser pour les photos de mauvaise qualité prises sur fond de bazar, je suis très mauvaise à cet exercice!)

Troisième étape: le patron

Comme je le mentionnais dans mon précédent article, je voulais que le laçage large dans le dos soit comme la “colonne vertébrale” de ma structure (oui, je sais, les insectes sont invertébrés, mais c’est une façon de parler!). Eh bien c’est littéralement ce qu’elle a été dans le processus: j’ai commencé par placer ce laçage sur mon mannequin, puis je me suis basé sur lui pour construire le reste.

J’ai placé soigneusement mes lignes au bolduc autocollant, avant de récupérer mon patron pièce par pièce sur une toile blanche.

J’ai ensuite moulé la jupe. J’ai commencé par mouler une jupe droite basique, que j’ai ensuite modifiée en la resserrant vers le bas et en la rendant asymétrique. Enfin, j’ai dessiné les lignes de mon patron sur cette base.

Une fois le patron récupéré sur mon mannequin (ce qui fut très long et fastidieux vu le nombre de pièces et la façon dont elles s’imbriquent toutes entre elles), il me restait à ajuster légèrement certaines lignes, puis à le retranscrire sur papier.
Voici à gauche le patron juste retiré du mannequin, et à droite sa version papier (pas tout à fait complète, il manque certaines pièces de la jupe).

J’éprouve une satisfaction incompréhensible lorsque mon patron n’a l’air d’avoir aucun sens posé à plat, autant dire que j’étais satisfaite! Mais aussi un peu effrayée par le nombre de pièces, 55 en tout, sans compter la doublure! C’est de loin le patron le plus complexe dans lequel je me sois lancée, à cette étape je n’étais pas sûre de si ni de comment j’allais le coudre.

Il me restait un autre challenge en terme de patronnage: les “écailles” prévues au niveau des côtes et des hanches, et qui seraient destinées à s’insérer dans les coutures horizontales de ma pièce. Je ne m’étais encore jamais essayée à cet exercice, et j’ai dû tâtonner longtemps avant de trouver le bon patron, puis le redessiner et le modifier au moins 3 ou 4 fois avant d’avoir le résultat que je souhaitais. La difficulté était de trouver la courbe juste pour que l’écaille ait la bonne inclinaison, alors qu’elle suivait une ligne courbe sur le corps.

Voici une photo de mes premières expérimentations sur mannequins avec du papier.

 

 

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